L’oasis
Ivan Tirtiaux

15,0020,00

Un folk sensible à la Nick Drake ou ample et chaleureux à la Terry Callier, nourries à la souplesse mutine du jazz, caressées par l’eurythmie chaloupée de Chico Buarque.
Disponible en édition vinyle ou CD digipack.

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Description

Après L’envol en 2014, tour à tour sous lueurs franches et sous spleen, l’heure du repos est loin d’avoir sonné pour Ivan Tirtiaux. Voici son deuxième album avec son propre nom en bandoulière. L’oasis vous invite dans une collection de huit chansons en français embrassées par un folk sensible à la Nick Drake ou ample et chaleureux à la Terry Callier, nourries à la souplesse mutine du jazz, caressées par l’eurythmie chaloupée de Chico Buarque. Vous y trouverez autant de recoins où vous blottir que de vastes plaines pour vous encourager à prendre le large : le disque fait autant office de refuge qu’il vous offre de provisions pour un départ.

Le songwriter laisse ses souvenirs se promener dans la serre de son grand-père au cœur et doigts verts près de Martinrou (« L’oasis », parsemé de roses aux noms d’héroïnes), et Caillou circule entre boucles de guitare sous tension dense et prises d’air, quand ailleurs, une certaine animalité gronde (« montre-toi la bête, on se connaît depuis longtemps »), en quête d’exorcisme (Dans la poitrine) ou de délivrance (La ruade, sous dictature). Ces tonalités franches font aussi partie d’un paysage sonore dense, pas réservé aux seuls contemplatifs.

À la faveur de fables intemporelles ouvertes, l’auteur-interprète taquine son sens de la nuance mélodique, fait prendre des plis singuliers à ses arrangements. Comme pour mieux creuser un passage harmonieux entre artisanat fin, goût des histoires et résonances éminemment actuelles. Le Pauvre Martin, travailleur en peine emprunté à Brassens et à Barbara, s’incarne ici avec pudeur à côté d’une famille de migrants qui s’est délestée de tout sauf du courage pour enfin arriver à La plage providentielle quand « tous n’ont pas la même chance ». En héritier des traditions folk et blues, en cultivateur de tendresse (à la manière d’un Dick Annegarn), le chanteur accueille à bras ouverts ces tranches de vie tachées de sueur et d’or. Tom Waits et Kurt Weill, âmes habitées, s’invitent aussi en échos le temps d’un Grand Lustucru de cabaret branque. Les instruments (guitares acoustiques et électriques, mandoline, banjo, percussions, cordes, marimba, claviers analogiques…) sont partout au service de la langue, et respirent à l’air libre, vrai corps cohérent.

« Je suis vivant/ je le sens dans l’écorce », voilà le mantra puissant qui clôture ce butinage de morceaux sensiblement peuplés qu’on prendra tout le temps de laisser germer, s’enrouler autour de nos poignets jusqu’à la prochaine révolution. Qu’importe qu’il se mue en caillou, orage ou cime foisonnante…Ivan Tirtiaux trouve les notes et mots justes pour nous (é)mouvoir.

L’album est disponible en version CD digipack ou en version vinyle

Informations complémentaires

support

CD, Vinyle